Fin du réseau de chaleur Clauvaé de CAM

Source METROPOLE – clermont auvergne métropole. DECEMBRE 2024 – JANVIER 2025 – NUMERO 37

Avec la fin des principaux travaux du dernier réseau de chaleur urbain en date, Clauvaé (Saint-Jacques à Clermont-Ferrand, Masage à Beaumont, Campus des Cézeaux à Aubière), s’ouvre la possibilité pour les grands équipements raccordés de réaliser des économies en mutualisant la production de chaleur et en utilisant une énergie renouvelable et locale.

En fin de page un paragraphe sur la recherche de la chaleur du sol.

Article complet ci-dessous

Quand la chaleur fonctionne en réseaux


Avec la fin des principaux travaux du dernier réseau de chaleur urbain en date, Clauvaé (Saint-Jacques à Clermont-Ferrand, Masage à Beaumont, Campus des Cézeaux à Aubière), s’ouvre la possibilité pour les grands équipements raccordés de réaliser des économies en mutualisant la production de chaleur et en utilisant une énergie renouvelable et locale.


Le musee d’art Roger-Quilliot, le site Gabriel- Montpied du CHU, la Coopérative de Mai.. Quel est le point commun entre ces grands equipements ? Des tuyaux ! Et pas n’importe lesquels puisque ces canalisations véhiculent de l’eau chauffée entre 75 et 105 degrés
Ces structures sont toutes raccordées à l’un des quatre réseaux de chaleur présents sur la métropole. Deux sont alimentés au bois : Ecla qui dessert Croix- de-Neyrat, Les Vergnes, Champratel, Chanteranne, Les Carmes, 1 Mai et le secteur de la gare SNCF et Clervia qui irrigue également la gare et La Gauthière, Estaing et Les Gravanches. Un autre, plus petit, est situé à Royat/Chamalières et enfin, le plus récent, Clauvaé, au sud de la métropole. Au total, ce sont près de 65 km de canalisations qui permettent à de gros consommateurs d’énergie de changer d’approvisionnement. « Nous avons vu deux avantages principaux au raccordement au réseau de chaleur urbain » explique Emmanuelle Sabot, directeur adjoint du CHU de Clermont-Ferrand en charge des travaux de l’environnement et de la sécurité « cela nous a permis de revoir notre mix énergétique pour réduire notre consommation de gaz naturel de 100 à 45 % tout en faisant baisser sensiblement la facture énergétique de l’établissement ». L’énergie consommée par le CHU est issue à 70 % du centre de valorisation des déchets (l’incinérateur) et acheminée par le réseau dernièrement créé sur le secteur de Saint-Jacques
Le chauffage central d’une ville
Au-delà de grands équipements publics, des copro- priétés peuvent également bénéficier de cette source de chaleur.
François Seramis n’y voit, lui aussi, que des avantages Le responsable des syndics de copropriétaires de Cegadim, une agence immobilière, n’a pas vraiment hésité. « Notre rôle est de conseiller nos clients et. en 2024, conseiller c’est trouver des solutions pour améliorer le chauffage et la production d’eau chaude Pour l’instant, neuf copropriétés, représentant environ 700 logements, sont concernées par le raccordement au réseau. Nous espérons entre 30 et 40 % d’écono- mies par rapport au système traditionnel. » Le réseau de chaleur est facile à entretenir et permet de bénéficier de prix maîtrisés par rapport aux ener- gies fossiles.
Vertueux, il utilise des énergies de récupération comme nos déchets ménagers ou renouvelables (biomasse géothermie…. Pour résumer, un réseau de chaleur est un peu comme un chauffage central, mais à l’échelle d’une aire métropolitaine.

À la recherche de la chaleur du sol : Une campagne de recherche de chaleur géothermale s’est déroulée au cours du dernier trimestre 2024 sur notre territoire. A laide de camions émetteurs dondes acoustiques, une véritable échographie du sous- sol a été réalisée afin d’obtenir des images 3D et de révéler le potentiel géothermal du site concerné. Cette cartographie des ressources souterraines, sera disponible après des analyses qui dureront plusieurs mois.

Par Michel Vinet de « Non à la Chaufferie de Gravenoire », l’association pour la protection de l’environnement naturel et la préservation du cadre de vie des populations à l’ouest de l’agglomération Clermontoise. Accéder au site, contactez le bureau ou s’abonner à la newsletter « Non à la Chaufferie de Gravenoire ».

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